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La vie d'Ergaïl.

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Message par Ferrero Ven 19 Mar 2010, 14:29


"Ou suis-je ?"

La question tournait dans la tête de l'enfant depuis trois jours, sans réponses

Trois jours de solitude
Trois jours de souffrance
Trois jours passionnants.
Il s’était réveillé allongé dans la foret, avec un mal de
tête insoutenable, sans savoir pourquoi.

"-Ou suis-je ?"
Première question.
Première réponse.
Le silence.
Aucun son dans la foret, pas un oiseau ne chantait, pas un
brin d’herbe ne bougeait, rien.

La foret semblait morte.
L’enfant s’était levé, se posant toujours la même question
"Ou suis-je ?"
Il n’avait ni faim, ni froid, juste mal, et il était habillé
normalement, comme avant…

"Comme avant quoi ? "
La deuxième question le percuta de plein fouet, évidente,
douloureuse

"Qui suis-je ?"
L’enfant fouilla dans sa mémoire, appeuré, et désorienté.
Rien.
Le vide total
"Qui suis-je ?"
"Ou suis-je ?"
Des bribes de souvenirs lui revenaient, des cris, des coups,
de l’attente, une chute.

Et plus rien.
"Qui suis-je ? "
"Je ne sais pas, pas encore"
"Ou suis-je ?"
"Je ne sais pas."
Il réfléchit, et pris une décision.
Il allait répondre a ces deux questions.
Il se mit en route.


Background a suivre, tout a l'heure.

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La vie d'Ergaïl. Empty Re: La vie d'Ergaïl.

Message par chamail Ven 19 Mar 2010, 16:57

BG très "facon pierre bottero Very Happy
cen'est qu'un début et on attends la suite...

─────────────────────
plus le nain est petit,plus les parties de l'ennemi sont exposés


Tolbias le sang-taureau le mutagène le mage cornu avide de puissance !

Hobbit mort, noyé dans le vomi d'un elfe suite à un coma

Ermite doux-dingue vénérant l’écureuil

Rofl elfe noir assassin encore frais
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La vie d'Ergaïl. Empty Re: La vie d'Ergaïl.

Message par Ferrero Ven 19 Mar 2010, 17:10

chamail a écrit:BG très "facon pierre bottero Very Happy
cen'est qu'un début et on attends la suite...

Exact, j'aime pierre bottero, bien vu !
RIP a ce grand écrivain.
En meme temps, regarde ma guilde, ma signature, c'est pas dur a voir.
la suite, ce soir ?

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La vie d'Ergaïl. Empty Re: La vie d'Ergaïl.

Message par Dumlor Ven 19 Mar 2010, 18:41

C'est superbement écrit, mais par contre heu... La vie d'Ergaïl. 257709 C'est bien dépourvu d'humour et de folie fanghiesque ^^

─────────────────────
La mort, c'est la meilleure partie de l'aventure... Faut la garder pour la fin alors !
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Localisation : A peu près dans ce certain endroit... mais un peu plus à droite en fait...
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La vie d'Ergaïl. Empty Re: La vie d'Ergaïl.

Message par Ferrero Ven 19 Mar 2010, 18:59


5 ans ont passés, l’enfant a grandi, il en a 17, et se
prénomme aiilerg.

La scène se déroule dans une ruelle de waldorg, et Aiilerg a
mal.

Très mal, comme d’habitude a vrai dire…
Mais cette fois ci, il sait pourquoi.
Les coups de pieds dans le ventre, ça fait mal.
« je sais bien que je n’aurais pas du tenter de piquer
vos bourses »
avait il dit aux enfants qui lui faisiant face, du meme ageque lui, et au nombre de 8.
Ils n’avaient pas écoutés cet excuse, et maintenant...
« Aie, maintenant c’est moi qui ai mal aux
bourses ! »
pensa-t-il.

Puis, il s’évanouit.

Une heure plus tard, il fait froid, la nuit est tombé sur la
ville, et aiilerg se reveille.

« encore » se dit-il… « pourquoi ça n’arrive
qu’a moi ? »

Peut etre a cause de son nom, qualifié de « marque de soupe
de nazgul » par ses amis, ou alors parce qu’il manquait de
discrétion ?

Il repensa a cette publicitée elfique qu’il avait vu, celle
qui avait été dérangé par un nain.

« parce que tu ne vaut rien ! » avait il dit.
« Il s’adressait surement a moi » songea l’enfant.

Bon, il savait ou il était, et qui il était aussi…
Ca, il l’avait su un an après son reveil dans la foret.
Il avait marché, pendant 5 jours, se nourrissant de baies,
de pommes et de champignons, dont l’un d’entre eux, un rouge avec des gros points blancs et qui sentait très bon, l’avait rendu malade comme un chien.

Il était arrivé devant le lac de Zblouf, et en suivant le
sentier, il arriva a Valtordu.


Il ne recontra personne et, mourrant de fin, décida de
subtiliser quelque chose afin de survivre la nuit.

Une odeur de boudin cuit passa sous ses narines et le mena a
une fenetre de maison, sous laquelle se situait une quarantaine de boudins
alléchants sur une assiette.

« un de plus ou un de moins, il n’y verrons rien »
Il prit donc un boudin et passa une nuit le ventre plein
(rimes ^^)

Le lendemain quand il se reveilla, dans la grange ou il
avait dormi, il alla sur la place, ou se situait une quarantaine de personne,
dont une en hauteur, sur une chaise, et l’autre, sur une chaise aussi, mais sous
un arbre et avec une corde au cou.

« Pourquoi le monsieur est accroché, il font un
jeu ? »
se dit il.

Il s’approcha et ecouta le discours de la dame qui parlait
fort en agitant les bras.

-…vers 23h, en effet quand nous sommes passés a table avec
mes invités, nous avions chacuns 10 boudins, mais ma fille en avait 9, quelqu’un m’en avait volé un !

Iilerg palit, comprenant de quoi elle parlait, comprenant un
peu trop, en fait.

-C’est en sortant que j’ai entendu un rot, et que je suis
parti en sa direction, la ou j’ai trouvé cet homme, qui sentait le
boudin !

-OOOOOOhhh, fit l’assemblée
-En vigueur de nos tradition, nous allons donc le
pendre !

Et le paysan mourut, sous les applaudissements de la foule.


Iilerg prit donc le nom de cet homme qui avait payé a sa
place, et depuis, avait hérité de sa malchance.

Il décida d’aller vers glargh, prit la route en se cachant
dans une botte de foin d’une charrette, passa 4 jours a se gratter dans le chariot, il avait toujours faim, et des betes l’avait couverte de plaques rouges en le mordant de partout.

Il a attrapé la fièvre, la diarhée, et fut constipé par la
suite de son alimentation a base d’herbe

C’est donc en pleine non-forme, qu’il arriva a Chnafon, après avoir
escaladé un mur pour rentrer dans la ville sans payer, il se fit attraper par la milice, et atterit en prison.

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Message par Ferrero Sam 22 Mai 2010, 12:17

Le soleil se leva

PS Lisez en écoutant ceci chanson numéro 20 : http://www.deezer.com/fr/music/ennio-morricone/the-good-the-bad-the-ugly-299178?provider=singleWidget
Ergaïl suivait le chemin qui menait à Glargh. Tout était calme, on n'entendait pas un son. Seuls le doux bruissement de la cape de l'assassin et le bruit sourd de son bâton contre le dur granite du sol brisaient le silence qui régnait.
L'aventurier revenait d'une de ses séances d'exercices journalières. Cela faisait bientôt trois mois que son maître, le puissant et respecté Finiarel, lui ordonnait d'aller s'entrainer en forêt au moins une heure par jour. Il disait souvent à son élève:

« Le grand air est au corps ce que la magie est à l'esprit. Trop peu d'entre nous se soucient de la nature et de cette infinité de minuscules êtres qui naissent, se développent et meurent en elle. Nous nous plongeons dans les livres à longueur de journée afin de perfectionner notre art, en oubliant que notre puissance magique ne dépend pas seulement de notre intelligence, mais aussi de nos capacités physiques. ».

C'est ainsi que chaque fin d'après-midi, le jeune homme courait au milieu des hauts chênes et des oiseaux. Il se baignait ensuite rapidement dans un étang, reprenait ses affaires et rentrait à L'école pour le dîner.
Un lézard qui profitait des derniers rayons de soleil de la journée fuit dès qu'il entendit Ergaïl approcher. Ce dernier regarda l'animal filer et se réfugier dans une petite fissure entre les pierres. Un sourire se dessina sur son visage: il aimait bien ces bêtes. Il les trouvait fascinantes et avait d'ailleurs étudié en détail leurs comportements.

Il reprit sa route et atteignit rapidement l'endroit où le sentier quittait les crêtes du vallon pour s'enfoncer des les bois de ce dernier. La vallée portait bien son nom. Les arbres qui la remplissait formaient, au printemps et en été, un dense tapis verdoyant. Tout les elfes s'accordaient sur le fait que ce bois était un des plus beaux de toute la région des terres de fangh. Plus loin, les feuillus étaient davantage clairsemés et laissaient apparaître un lac d'un bleu profond. Sa surface n'était ridée que par les innombrables navires le traversant. Sur la rive droite, on apercevait la grande route qui reliait les provinces humaines aux capitales et même à l'intégrité des terres des elfes en foret . Elle contournait l'étendue d'eau puis suivait le fond de la vallée pour finalement traverser les prés jusque dans les montagnes qui marquaient l'extrémité des Marches Nord, vers Mliuej
Et juste sous les yeux d'Ergaïl, entre la forêt et la berge, posée à l'entrée de la combe telle une sentinelle attentive, se dressait Valtordu. La cité était de taille modeste, mais elle paraissait chaleureuse et donnait immédiatement envie de s'y arrêter. Ses murailles grises, ses toits bruns disposés en arcs de cercle de plus en plus réduits au fur et à mesure que l'on s'élevait, et enfin, au point culminant, la grande coupole dorée de l'école et la longue flèche de sa bibliothèque fendant le ciel, rendaient une forte impression de grâce et d'élégance. Bien sûr, Valtordu ne pouvait être comparée avec les chefs-d'œuvre architecturaux qu'étaient Glargh, Waldorg, mais au yeux du jeune homme, c'était la plus belle ville de tout Fangh.

Il descendit le chemin et arriva après une quinzaine de minutes devant la porte de la cité. Elle était encombré de marchands, chasseurs, et autre voyageurs qui se pressaient pour entrer avant que la nuit ne tombe. Ergaïl se faufila parmi les chars et les chevaux et passa le portail qu'un garde surveillait avec nonchalance. Ce dernier le salua d'un signe de tête.
Le demi-elfe se hâta de gagner l'enceinte de L'école. Cette dernière, qui remplissait aussi les fonctions de mairie, de caserne et de tribunal, était l'institution la plus importante de tout le village. Il traversa le parc sous le regard attentif des statues de marbre représentant des hommes célèbres que l'école avait accueillis quand ils étaient encore apprentis. Il pénétra dans le somptueux hall d'entrée et Lersat lui tomba tout de suite dessus:
-Ah, Ergaïl, enfin! Cela fait une demi-heure que je vous attends. Votre maître vient de rentrer. Il veut vous voir immédiatement.
Lersat était le majordome en chef. Il s'occupait de tout les problèmes de l'école, de l'intronisation des nouveaux étudiants jusqu'au plan des menus du réfectoire. Il était d'une efficacité fulgurante et personne n'aurait jamais songé à le remplacer.
Le jeune homme lui obéit et rejoignit les appartements de Finiarel. Il trouva celui-ci penché sur son bureau, en train de couvrir des pages et des pages de symboles compliqués, dont seul un groupe restreint de personnes comprenait la signification. Quand il aperçut son élève, son visage s'illumina:
-Comment vas-tu? demanda t-il, tout s'est bien passée pendant mon absence?
-Très bien, maître. Et vous? Votre voyage a t-il été fructueux?
A ces mots, son interlocuteur s'assombrit:
-Non, je suis très inquiet, Ergaïl. Comme tu le sais, j'étais parti négocier avec notre voisin. Plusieurs caravanes marchandes ont été attaquées ces derniers temps et certaines de nos patrouilles postées à la frontière ont mystérieusement disparu. Pour couronner le tout, les soldats des Montagnes de mliuej ont procédé à des manœuvres de troupes sur nos terres. Évidemment, leur ambassadeur nain nie tout en bloc. Mais nous avons des preuves. Je crains que, si nous ne réagissons pas rapidement, le conflit s'envenime.
-Vous ...vous voulez dire la guerre, maître ! Le coupa Ergaïl
-Nous n'en sommes pas encore là, mais c'est effectivement une éventualité à envisager. Bon, assez parlé, conclut-il. Allons dîner. Je suis affamé, je n'ai rien avalé depuis ce matin.
Après avoir mangé, le maître et l'élève avaient coutume de se promener dans les jardins en discourant longuement sur L'Art Suprême (comme les elfes aiment à appeler la nature) ou commentant les dernières nouvelles de Fangh.
Ce soir-là, ils contemplèrent simplement la bourgade qui s'étendait sous eux, sans dire un mot, profitant de ce moment de calme, savourant le vent frais du soir qui caressait leur visages. Les lumières de valtordu se reflétaient sur la surface plane du lac. En arrière-plan, les sommets enneigés des montagnes rendaient la scène un brin irréaliste. Le jeune homme se dit que ces lieux étaient réellement la plus belle région des terres de fangh
Soudain, Ergaïl perçut un mouvement dans la plaine à quelques kilomètres à l'ouest de la ville. Il le fit immédiatement remarquer à Finiarel. Celui-ci scruta la nuit, essayant de distinguer quelque chose. D'autres personnes autour d'eux avaient aussi remarqué le phénomène et montraient la plaine du doigt, l'air inquiet.
Brusquement, Finiarel blêmit et le jeune homme l'entendit murmurer: « Non...non, c'est impossible. ». puis, sans prévenir, il pivota et hurla:
-Une attaque! Les Nains nous attaquent! Sonnez l'alarme!
Un instant, au cours duquel chacun tenta d'assimiler l'information, il n'eut aucun bruit.
Puis ce fut le chaos.
Sous le regard effaré d'Ergaïl, les elfes qui, un instant auparavant discutaient à voix basse des mystères de la Nature.. se ruèrent à l'intérieur de l'école. Le jeune homme scruta la plaine et aperçut en effet un grand groupe de nains en armes qui marchaient vers la ville. Un rayon de lune lui permit de distinguer une bannière où était peint un nain aux haches brandits, l'étendard des Nains, les fiers de haches étaient la. Ergaïl sentit son cœur tomber dans sa poitrine.
Une cloche se mit à sonner. Le son grave et puissant retentit dans toute la bourgade.
La panique qui s'était emparée des mages gagna le reste de la population. Des éclats de voix apeurées, des bruits de pas précipités et les pleurs d'un nouveau-né parvinrent aux oreilles du jeune homme. Un bataillon de fantassins en cotes de maille et d'archers équipés de longs arc de bois passa en trombe devant lui en direction des murailles.
Soudain, son maître, qui était parti avertir le gouverneur de la situation, revint en courant vers lui et lança:
-Je dois aller aider les autres. Attends-moi ici. Je reviendrai te chercher.
Ergaïl fut frappé par le calme de Finiarel. A aucun moment, il n'avait émis l'hypothèse que Valtordu pût être prise ou qu'il pût tomber au cours de la bataille. Mais il n'était pas dupe et savait très bien qu'il voyait peut-être son maître pour la dernière fois:
-Maître, dit-il la gorge serrée, soyez prudent.
Finiarel sourit:
-N'aie crainte. Tout ira bien.
Sur ce, il fit volte-face et courut rejoindre la cohorte de guerriers. Le jeune homme, mort de peur, reporta son attention sur la plaine. L'armée des assaillants comptait bien une centaine de tête, si ce n'était plus. Il déglutit difficilement. Leurs propres défenses s'élevaient à moins de quarantes hommes et une poignée de mages spécialisés dans le combat. Il ressentit l'onde d'énergie lorsque ceux-ci invoquèrent un bouclier magique qui vint renforcer les murailles. Le capitaine chargé de coordonner les défenses de la cité cria quelque chose. Les fantassins dégainèrent tous leur arme en même temps dans un formidable raclement.
Les nains venaient de se mettre en place sous les murs de la ville. Une immense clameur monta alors de leur armée. Ergaïl fut parcouru d'un frisson. Au même moment, les archers placés sur le chemin de ronde décochèrent une volée. Il entendit distinctement le claquement des cordes se détendant, le sifflement des flèches fendant l'air et les cris de douleur des nains sur lesquels elles étaient tombées.
Alors, la bataille s'engagea.
Comme un seul homme, les assaillants se ruèrent sur les fortifications de valtordu, sans prêter attention à la pluie de flèches qui s'abattait sur eux. Les archers ennemis tentèrent bien, eux-aussi, de décocher quelques carreaux. Mais ceux-ci ricochèrent ou se brisèrent contre le bouclier magique que Finiarel et les autres mages avaient créé un instant auparavant. Les soldats nains apportèrent des échelles et s'en servirent pour escalader les murs. Les premiers coups d'épée se firent entendre contre les haches. Pendant de longues minutes, Ergaïl ne perçut rien d'autre que le bruit des lames s'entrechoquant et les cris de douleur des hommes. Un moment, il sembla que les défenseurs réussiraient à repousser leurs adversaires. Le jeune homme qui suivait les combats, pria le dieu des magiciens pour que la cité triomphe et que son maître revienne sain et sauf. Eux seuls pouvaient les sauver
Soudain, des cris perçant parvinrent à ses oreilles. Il sentit, plus qu'il ne vit, la protection magique qui entourait la ville vaciller puis s'éteindre subitement. A la même seconde une vive lumière illumina le ciel et la porte de Valtordu vola en éclats.
Pétrifié, Ergaïl vit les blocs de granite s'élever dans l'air, puis s'écraser lourdement sur les habitations. La garde reflua en désordre vers l'enceinte de L'école mais la cavalerie ennemie montée sur poneys chargea et les survivants se firent faucher. Un bataillon d'archers muni de flèches enflammées s'installa parmi les décombres du portail et tira. Les toits en bois des maisons prirent immédiatement feu. Les habitants tentèrent de rejoindre l'avenue principale où ils pensaient être à l'abri des flammes. C'était sans compter les fantassins nains ennemis qui égorgèrent sans pitié tous ceux qui passaient à leur portée. Hommes, femmes, enfants, vieillards: tous furent massacrés.
Devant ce spectacle, Ergaïl fut pris d'un haut-le-cœur. Brusquement, une voix rauque retentit derrière lui :
-Ergaïl !
Ce dernier se retourna et un immense soulagement l'envahit.
-Maître? demanda-t'il sans y croire, C'est bien vous? Mais comment?
-Nous avons été trahis. Des hommes de la ville nous ont trahis. Ces lâches se sont joints à eux.
-Mais...mais pourquoi?
-Par peur. Par cupidité aussi. Viens maintenant, nous allons tenter de franchir l'autre porte. Tu es prêt?
Ergaïl acquiesça d'un signe de tête
-Bien. Allons y ! s'exclama son maître.
Ils se faufilèrent discrètement dans les ruelles encombrées de débris enflammés et se mirent à courir. Ils ne rencontrèrent aucun obstacle. La sortie fut bientôt en vue.
Mais soudain, trois nains leur barrèrent le passage. Le premier s'avança vers Finiarel, hache à la main, un sourire plein de haine aux lèvres. Le magicien ne le laissa pas s'approcher. Il prononça quelques mots et une énorme boule de feu jaillit de son bras tendu et pulvérisa littéralement son assaillant, ainsi qu'un autre compagnon de ce dernier. Mais Finiarel n'avait pas remarqué l'arbalète que le troisième tenait dans sa main. Un carreau fendit l'air et termina sa course dans le ventre du grand mage qui s'effondra dans un râle.
Alors, Ergaïl, sans avoir l'impression d'en avoir pris lui-même la décision, saisit son bâton et l'écrasa de toutes ses forces sur le crâne du dernier adversaire. Un horrible craquement se fit entendre et le nain s'écroula. ErgaÏL s'agenouilla à côté de son maître qui murmura:
-Tu feras un grand Musicien, Enialis. Un très grand musicien.
C'est ainsi que Finiarel disparut. Ergaïl sentit les larmes se mettre à couler sur son visage. Avec des gestes mécaniques, il se releva, ramassa l'arbalète de son maître et quitta la cité. Il courut. Il courut longtemps.
Quand il fut à bout de forces, il s'arrêta et jeta un regard en direction de la ville qui brûlait encore. Il se trouvait exactement à l'endroit où il s'était tenu à peine quelques heures auparavant lorsque qu'il revenait de sa séance d'exercices. Mais le paysage qui s'offrait maintenant à ses yeux avait totalement changé. Ce qui avait été une des plus belles ville des terres n'était désormais plus qu'un immense incendie. Le dôme de L'école s'embrasa.
Ergaïl tomba à genoux et fondit en larmes. Il avait tout perdu. Absolument tout. Son maître, sa ville, son avenir. Il pleura toutes les larmes de son corps. Il semblait que jamais il ne cesserait de sangloter.
Finalement, au bout d'un long moment il s'apaisa. Lentement, précautionneusement, il se mit debout. Sous lui, valtordu finissait de se consumer. Derrière les sommets enneigés des montagnes, le soleil se levait. Un rayon rougeoyant vint se refléter dans l'eau du lac. D'un geste du bras, le jeune homme essuya ses larmes. Non, il n'avait pas perdu son avenir. Il avait encore toute la vie devant lui. Il parcourrait le monde essayant de faire le bien où qu'il aille. Il redressa la tête. Un sourire se dessina sur son visage.
-J'y parviendrai, se dit-il à voix haute
Il fit volte-face et sans un regard en arrière, se mit à marcher. Il se dirigea vers Glargh, là où, il en était convaincu, résidait son avenir.
-J'y parviendrai, répéta-t-il
Dans son dos, le soleil franchit les monts.

Note : si il y a des incohérences désolé, ce BG est un mélange d'un de mes anciens écrits, d'une partie jouée hors forum, et de mon personnage. Certains noms peuvent etre passés a travers ma remise en texte, merci de me les signaler Smile

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